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Le point hebdo des marchés

  • il y a 9 heures
  • 5 min de lecture

Guerre en Iran


IRAN

Au dixième jour du conflit, l’Iran a assuré la continuité du régime en désignant Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei tué au début de la guerre, comme nouveau Guide suprême. Les Gardiens de la Révolution et l’appareil militaire lui ont immédiatement prêté allégeance, tandis que Téhéran lançait ses premières salves de missiles vers Israël depuis cette nomination, ainsi que des attaques de drones et de missiles contre plusieurs États du Golfe (Bahreïn, Qatar, Koweït, Émirats arabes unis et Arabie saoudite). L’escalade militaire régionale et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont provoqué un choc énergétique majeur : le pétrole s’est envolé de près de 30 % en quelques heures, dépassant 110 dollars le baril, certains échanges approchant même 115 dollars. Cette flambée reflète la crainte d’une perturbation durable des flux pétroliers du Golfe, par où transite environ 20 % de l’approvisionnement mondial.


ENTREPRISES

Alphabet / Anthropic – Google maintient l’accès aux modèles d’IA hors défense

Google a confirmé que les modèles d’IA Claude de la start-up Anthropic resteraient disponibles sur Google Cloud (Vertex AI) pour des usages civils, malgré la décision du Pentagone de restreindre l’utilisation de ces technologies par les agences fédérales. Le département américain de la Défense a classé Anthropic comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement après un différend sur certaines conditions d’utilisation. Google demeure l’un des principaux investisseurs de la start-up, avec un engagement total de 3 Md$, et lui fournit l’infrastructure nécessaire à l’entraînement de ses modèles. Anthropic conteste la décision du gouvernement, tandis que plusieurs acteurs de la défense se tournent vers des alternatives comme OpenAI.

 Novo Nordisk / Hims – Partenariat sur les traitements contre l’obésité

Novo Nordisk et la plateforme de télémédecine Hims & Hers Health s’apprêtent à annoncer un partenariat pour la distribution de traitements contre l’obésité, mettant fin à un différend juridique récent entre les deux groupes. Le litige portait sur la commercialisation par Hims d’une copie à 49 $ d’une pilule anti-obésité de Novo, qui avait conduit le laboratoire danois à engager une action pour violation de brevet. La FDA avait également menacé Hims de sanctions.

 

Dassault Aviation – Forte dynamique commerciale portée par le Rafale

Dassault Aviation publie des résultats 2025 supérieurs aux attentes, soutenus par la demande pour le Rafale et les jets d’affaires Falcon. Le chiffre d’affaires atteint 7,42 Md€ (+19 %), tandis que le résultat opérationnel ajusté s’élève à 635 M€ pour une marge de 8,6 %. Le bénéfice net ressort à 1,06 Md€ (BPA 13,6 €). Les livraisons progressent avec 26 Rafale et 37 Falcon, et les prises de commandes atteignent 10,9 Md€, portant le carnet à 46,6 Md€, un niveau record. La trésorerie atteint 9,4 Md€, alimentée par les acomptes sur les contrats export. Dassault apparaît particulièrement bien positionné, avec notamment la perspective d’une commande indienne potentielle de 114 Rafale.

Scor – Rentabilité élevée mais perspectives plus incertaines

Le réassureur français Scor signe son meilleur exercice en vingt ans, avec un bénéfice par action de 4,7 € et une rentabilité des capitaux propres de 19 %. Le dividende est relevé à 1,9 € par action. Sous la direction de Thierry Léger, ancien de Swiss Re, le groupe a stabilisé sa gouvernance et engagé une réduction des coûts. Toutefois, Scor anticipe une baisse de rentabilité en 2026, après plusieurs années particulièrement favorables pour le secteur de la réassurance. Le défi sera désormais de renouer avec une trajectoire de croissance durable, alors que la valorisation du groupe reste inférieure à celle de concurrents comme Munich Re ou Hannover Re.

 Spie – Publication 2025 jugée « poussive », le titre recule en Bourse

Spie a reculé d’environ 5 % en Bourse après une publication 2025 jugée décevante. La production atteint 10,38 Md€ (+4,8 %), légèrement sous les attentes, avec une croissance organique limitée à 2 % et 1,5 % au quatrième trimestre. L’Ebita progresse toutefois à 793,5 M€ (+11,4 %) pour une marge de 7,6 %, tandis que le flux de trésorerie disponible ressort à 524 M€, inférieur au consensus. Le groupe vise désormais une marge opérationnelle d’environ 8 % d’ici 2028. Sur le plan de la gouvernance, Markus Holzke deviendra directeur général en avril 2026, tandis que Patrick Jeantet prendra la présidence du conseil.

ETATS-UNIS

Face au quasi arrêt du trafic maritime dans le Golfe, les États-Unis ont lancé un plan d’urgence de 20 milliards de dollars afin de soutenir le commerce énergétique international. L’agence américaine de financement du développement (DFC) propose un mécanisme de réassurance couvrant les risques de guerre pour inciter assureurs et armateurs à reprendre les traversées du détroit d’Ormuz. Depuis le début du conflit, la plupart des assureurs ont suspendu leurs garanties et près de 500 pétroliers et méthaniers se sont retrouvés bloqués dans la région, tandis que moins de 50 navires ont réussi à franchir le détroit sur une semaine. Washington prévoit également d’escorter militairement les navires afin de rétablir la confiance et d’éviter un blocage prolongé d’un corridor stratégique par lequel transite une part majeure du commerce mondial d’hydrocarbures.

LIBAN

Les frappes israéliennes et l’implication du Hezbollah ont provoqué des déplacements de population dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite, accentuant les tensions dans un État déjà fragilisé par une crise économique et politique profonde. Face au risque d’escalade, Emmanuel Macron s’est entretenu avec les présidents iranien et américain afin d’appeler à une désescalade, demandant notamment à Téhéran de cesser ses frappes dans la région et de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Cette séquence diplomatique reflète les craintes d’un élargissement du conflit, le Liban pouvant devenir un front secondaire majeur dans une confrontation régionale plus large.

CUBA

Donald Trump a affirmé que le régime cubain vivait « ses derniers moments » et a évoqué la perspective d’un « grand changement » sur l’île communiste. Selon le président américain, des discussions seraient déjà en cours avec La Havane par l’intermédiaire du secrétaire d’État Marco Rubio, laissant entrevoir la possibilité d’un accord politique. Cette déclaration intervient alors que Cuba traverse une crise économique et énergétique sévère, aggravée par la baisse des livraisons de pétrole vénézuélien et les pressions exercées par Washington sur les partenaires commerciaux de l’île. Parallèlement, l’administration américaine a lancé l’initiative régionale « Bouclier des Amériques », visant à coordonner la lutte contre les cartels, y compris par des moyens militaires si nécessaire. La Havane dénonce ce projet comme une initiative « néocoloniale » destinée à renforcer l’influence stratégique américaine dans la région.

ETATS-UNIS

L’économie américaine a détruit 92 000 emplois en février, alors que les marchés anticipaient des créations nettes. Le taux de chômage a progressé à 4,4 %, contre 4,3 % le mois précédent, tandis que les données des mois précédents ont été révisées à la baisse. Une grève dans le secteur de la santé explique une partie du recul, mais ne suffit pas à justifier l’ampleur de la baisse. L’industrie a également supprimé environ 12 000 emplois. Ces chiffres ravivent les interrogations sur la solidité de l’économie américaine, dont la croissance a ralenti à 2,2 % en 2025. Plusieurs économistes évoquent désormais un risque accru de ralentissement, d’autant que la guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie pourraient peser davantage sur l’activité et l’emploi dans les prochains mois.

AGENDA ÉCONOMIQUE

Mercredi 11 mars

USA - 13H30 - Indice des prix à la consommation

USA - 16H30 - Stocks de pétrole brut

 

Vendredi 13 mars

FRA - 08H45 - Indice des prix à la consommation

USA - 13H30 - PIB trimestriel


 
 
 

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